Le réchauffement climatique : Dangers et conséquences

Dans les années 90, on parlait beaucoup de l’effet de serre. Dans les années 2000, on parle beaucoup du réchauffement climatique. Il s’agit là exactement de la même chose, le premier étant le mécanisme, le second le résultat.

Cette hausse de température risque de précipiter plusieurs changements : hausse du niveau des mers, changement des régimes de précipitations, augmentation d’évènements climatiques extrêmes, diminution des réserves d’eau douce, perte massive de la biodiversité et bouleversement socio-économique majeurs dans la plupart des pays du monde. La température de notre planète devrait augmenter de 6°C au cours de ce siècle si la croissance économique intense se poursuit et que nous continuons à utiliser les énergies fossiles. Ce qu’il faut savoir c’est que 6°C c’est exactement la différence de température entre notre époque et la dernière glaciation. Si la température moyenne de la Terre était inférieure de 5°C, il serait possible de passer de la France à l’Angleterre par voie terrestre (avec des skis).

Articles explicatifs :

• http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20111021.OBS3015/climat-une-etude-parallele-confirme-la-hausse-des-temperatures.html

• http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2011/01/19/04012-20110119ARTFIG00724-le-rechauffement-climatique-menace-l-agriculture.php

• http://www.universcience.fr/climobs/rubrique/projections_scenarios/?gclid=CKT_oPaap6wCFakhtAodJVNl1Q

 

 

La flambée des coûts énergétiques avec en parallèle, une crise majeure

 

 

La catastrophe actuelle n’est pas une crise financière, économique, écologique, politique, sociale ou culturelle. Elle est tout cela à la fois et simultanément, ce en quoi elle est totalement inédite.

Cette crise économique doit nous pousser à une profonde remise en question des systèmes économiques, financiers sur lesquels nous reposons, et cette remise en question, est un puissant accélérateur dans nos propres réflexions ainsi que dans nos cheminements écologiques.

Car aujourd’hui, il nous est impossible de raisonner purement sur le volet de l’économie sans mettre en perspective les questions écologiques.

La crise financière survenue en 2008, deux mois après cette flambée du prix du pétrole, a montré la vulnérabilité d’une économie prise dans le tourbillon d’une folle croissance à base de pétrole  et animée par le moteur du crédit financier à tout vas, une autre source d’instabilité.

Il appartient à chacun d’agir à son niveau (particuliers, entreprises, politique de l’état et politiciens)

 

 

Que notre société continue de fonctionner ainsi, relève de l’aberration

 

Plusieurs pays nous ont montrés qu’il était possible de changer de mode de fonctionnement


L’Islande :

100% de l’énergie produite pour le chauffage et l’électricité est d’origine renouvelable (en grande partie grâce à leur chauffage grâce à l’acheminement de leurs sources d’eau chaude). Leur objectif pour 2050 est donc de ne produire que des énergies renouvelables et donc la fin des hydrocarbures dans leur pays.

La Suisse :

60% de leurs énergies viennent du renouvelable, ils possèdent un énorme potentiel hydraulique. Leurs objectif est donc de ne produire que des énergies renouvelable dans 10 ans.

Le Costa Rica :

Un pays qui n’émettrait plus de carbone ? C’est l’ambition, pas si folle, du Costa Rica. L’objectif donné est qu’en 2012 (200ème anniversaire de l’indépendance de ce pays), il soit le premier pays du monde neutre en carbone. L’électricité est majoritairement produite par l’hydraulique et l’éolien et des programme des recherche développent le géothermique et le biogaz à partir des pulpes de café

La Suède :

Consciente des problématiques engendrées par le changement climatique, des risques de l’envolée des prix du pétrole et de la diminution des réserves de carburants fossiles, la Suède veut se libérer de sa dépendance pétrolière, à l’instar de nombreux autres pays. Mais alors que la plupart se limitent à des déclarations d’intention, la Suède s’est fixé des objectifs chiffrés et un échéancier ambitieux. Le gouvernement souhaite créer les conditions nécessaires pour briser la dépendance à l’égard des combustibles fossiles d’ici 2020. Actuellement la Suède est déjà dans le peloton de tête des pays les moins dépendants du pétrole. Depuis la crise des années 1970, la politique suédoise en matière d’énergie et d’environnement est très orientée vers une large contribution des énergies renouvelables au mix énergétique du pays. Selon l’Agence suédoise de l’énergie, en 2002, 41% de l’énergie produite en suède provenait du pétrole, 14,2% du nucléaire et 35% des sources renouvelables. L’utilisation de la biomasse et l’hydraulique sont les principales énergies renouvelables de la Suède avec une part respective de 59% et 40%. La production d’énergie renouvelable a presque doublé en 30 ans en passant de 92 TWh en 1971 à 166 TWh en 2002. Mais il existe encore un énorme potentiel du côté de la géothermie, de l’éolien et du solaire.

La Norvège :

Ils se sont fixé comme objectif pour 2020 le « zéro émission » La suède : Ils souhaitent d’ici 2020 la fin des énergies fossiles dans leurs pays sans faire appel à la construction de nouvelle centrales nucléaires. Leurs voitures et bus fonctionnent actuellement grâce au biogaz. L’alcool saisi par les autorités Suédoises est aujourd’hui recyclé en carburant alternatif.

L’Île Maurice :

Le Premier ministre a, lors de l’African Presidential Round Table 2011, indiqué que Maurice vise à atteindre 35 % d’énergie renouvelable d’ici neuf ans. Le chef du gouvernement a aussi évoqué les 1,3 milliards du MID Fund, pour le financement des fermes éoliennes et des stations hydroélectriques, entre autres projets, de même que l’usage d’ampoules économiques et les subsides du gouvernement sur les chauffe-eaux solaires pour les foyers mauriciens.

La France :

Dispose de nombreux atouts en matière d’énergies renouvelables : des ressources hydroélectriques importantes, une des premières forêts d’Europe, un très bon gisement éolien, de vastes zones de production électrique  » bon marché  » dans les départements d’outre-mer où certaines énergies renouvelables sont moins chères à produire, ainsi qu’une technique reconnue en matière d’énergie solaire photovoltaïque ou thermique. Rappelons qu’à l’échéance  2010, la France s’est engagée à produire 21 % de sa consommation intérieure brute  d’électricité à partir de sources renouvelables. Or, cette part se situe dans une fourchette allant de 11 à 16 % pour les cinq dernières années.

L’Autriche :

La population de ce pays est antinucléaire à 95% et accepte de payer son énergie plus chère si cela est bon pour la planète. C’est aussi  le pays dont la part des énergies renouvelables était la plus importante dans la consommation en électricité en 2006.

Cuba :

Comment un pays avec un PIB par tête dix fois inférieur à celui des Etats-Unis peut-il avoir les ressources pour mener un changement si radical dans la consommation d’énergie, sans sacrifier ses indicateurs sociaux élevés en matière de  santé et d’éducation?

Il y a encore quelques années, la situation énergétique à Cuba était difficile. Le pays avait 11 centrales thermoélectriques, plutôt inefficaces, qui produisaient toute l’électricité de l’île. La plupart avaient plus de 25 ans d’âge et ne fonctionnaient que  60% du temps. Les coupures de courant étaient fréquentes, particulièrement pendant les périodes de forte demande. Une bonne partie de l’énergie se perdait le long du réseau. Et pour compliquer le tout, la plupart des foyers cubains étaient équipés d’appareils gourmands en énergie, 75% de la population cuisinait au kérosène et le prix dérisoire de l’électricité pour les foyers domestiques n’encourageait pas à faire des économies. En 2004, la partie orientale de l’île a été frappée par deux ouragans successifs et les lignes électriques ont été sévèrement touchées. Un million de personnes ont été privées d’électricité pendant dix jours. Le   tout dans un contexte de pénurie pétrolière et de changement climatique. Les Cubains ont compris que l’énergie devait devenir une priorité. C’est ainsi, en 2006, qu’a commencé ce que les Cubains appellent « La Révolucion Energética » – la  Révolution Energétique.

La Révolution Energétique cubaine a permis à Cuba de devenir un véritable modèle dans le domaine du développement durable. Le rapport de 2006 de Living Planet mesure le développement durable selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Indice de Développement Humain (IDH) ainsi que  l’empreinte écologique.

Une empreinte écologique, qui mesure l’impact de l’activité humaine sur la  biosphère, de moins de 1,8 par hectare indique un développement durable. Le seul pays qui atteint ces deux chiffres est Cuba. « Cuba a atteint un bon niveau de développement durable selon (les critères des) Nations Unies, grâce à un fort taux d’alphabétisme et une espérance de vie très élevée, » explique Jonathan Loh, un des auteurs du rapport. Il ajoute : « En même temps, l’empreinte écologique y est faible puisque le pays consomme peu d’énergie. »

Les statistiques sont impressionnantes : le pays consomme aujourd’hui 34% du kérosène, 40% du gaz naturel et 80% de l’essence qu’il avait l’habitude de  consommer avant la mise en œuvre de la révolution énergétique, à peine deux ans  plus tôt. La consommation d’énergie par tête de Cuba est maintenant à un niveau d’un huitième de celle des États-Unis, tandis que l’accès aux services de santé, les  niveaux d’éducation, et l’espérance de vie sont toujours parmi les mieux classés du  monde.

La Colombie :

Elle est estimé à 28,1 MW en capacité installée d’énergie  renouvelables (hors hydroélectricité à grande), constitué principalement de l’énergie  éolienne. Le pays dispose d’importantes petites centrales hydroélectriques, éoliennes, solaires et des ressources qui restent largement inexploitées. Selon une étude réalisée par la Banque mondiale Energy Sector Management Assistance Program (ESMAP), l’exploitation du potentiel éolien du pays importants seul pouvait couvrir plus actuelle du pays besoins énergétiques totaux. Les coûts d’investissement pour les technologies d’énergie renouvelable en Colombie ont été estimés en 2005   comme suit:

- 70% en hydroélectricité, estimé à 93GW, avec un 25 GW supplémentaires de la petite hydraulique (<20MW)

- Exploitation des vents, (le régime des vents en Colombie est parmi les meilleurs en Amérique du Sud) La Colombie a une puissance éolienne théorique estimée potentiel de 21 GW simplement dans la Guajira, suffisamment pour produire de l’énergie suffisante pour satisfaire la demande nationale

- Le soleil, La Colombie a d’importantes ressources d’énergie solaire en raison de son emplacement dans la zone équatoriale, mais le pays se trouve dans une région complexe de la Cordillère des Andes où les conditions climatiques varient. ), 57 % est distribué dans les applications en milieu rural et 43% dans les tours de communication et de signalisation routière.

- La géothermie dans certains lieux géographiques appropriés comme : Azufral, dans le département de Nariño, où le volcan est situé Azufra l;Cerro Negro-Tufino, également dans le département de Nariño, près du Volcan Chiles et Paipa, situé dans la Cordillère orientale de Boyacá ministère.

- Biomasse, la Colombie a un potentiel de la biomasse grande puissance à partir de résidus agricoles (banane, la pulpe de café, et les déchets animaux). Son potentiel annuel d’électricité de biomasse est estimé à plus de 16 GWh